Sauter au contenu principal

FAQ

 
Dépôt d’une demande et documents requis
Processus d’évaluation d’une demande de recommandation préliminaire
Citoyenneté / résidence
Participation de pays tiers
Postes créatifs clés
Financement
Partenaires étrangers
Accords de coproduction
Mentions au générique
DÉPÔT D’UNE DEMANDE ET DOCUMENTS REQUIS

Tous les documents et formulaires cités dans le texte des principes directeurs pour les coproductions internationales sont disponibles sur le site Web de Téléfilm Canada (Téléfilm).

Doit-on nécessairement déposer une demande de recommandation préliminaire 30 jours avant le tournage ?

Oui, sauf dans le cas d’une production unique d’animation ou d’une série d’animation (lire ci-dessous les conditions particulières). Aucune demande ne sera analysée si les échéances ne sont pas respectées car Téléfilm considère que tous les efforts possibles devraient être faits afin de respecter tout délai fixé par les accords. Cependant, Téléfilm peut faire preuve de flexibilité. C’est pourquoi il invite tout requérant à communiquer avec le secteur de la certification des coproductions s’il lui est impossible de respecter une échéance.

Conditions particulières pour l’animation
Production unique : Dépôt au moment des principaux travaux d’animation clé.
Série : Dépôt, au plus tard, à la réalisation de la bande vidéo maîtresse du premier épisode.

Si je ne suis pas en mesure de fournir tous les documents requis lors du dépôt de ma demande de recommandation préliminaire, mon projet sera-t-il évalué ?

Parmi tous les documents requis, certains sont essentiels à l’analyse et doivent être obligatoirement fournis pour l’ouverture du dossier. Ces documents sont identifiés par un astérisque dans le formulaire de demande. Le reste des documents manquant pourront suivre lors de l'analyse.

Puis-je déposer une demande de recommandation préliminaire sans avoir signé d’entente de coproduction détaillée  avec mon partenaire ?

Oui. Téléfilm accepte une forme écourtée d’entente de coproduction (deal memo). Cette entente doit être signée et contenir les informations minimales (voir la Liste des éléments essentiels dans une convention ou lettre d’entente de coproduction internationale sur le site Web de Téléfilm). Toutefois, l’entente de coproduction détaillée doit être fournie à Téléfilm et approuvée pour que la recommandation préliminaire soit émise.

Je coproduis une série d’animation de 26 épisodes. Bien sûr, je n’ai pas encore engagé tous les scénaristes, et certains seront même embauchés par mon coproducteur. Puisque Téléfilm exige une chaîne de titres complète, est-ce que cela empêchera l’émission de la recommandation préliminaire ?

Non. Lors du dépôt de la demande, Téléfilm s’attend à recevoir tous les contrats de scénarisation signés, peu importe la nationalité des scénaristes, ainsi que toutes les déclarations sous serment des scénaristes canadiens embauchés. Si des contrats de scénarisation sont manquants au moment du dépôt de la demande, ils devront être remis à Téléfilm le plus rapidement possible suivant leur signature, accompagnés de la Déclaration sous serment de l’Auteur s’il s’agit de scénaristes canadiens. Téléfilm peut donc émettre une recommandation préliminaire en l’absence de la totalité des contrats de scénarisation, et évalue au cas par cas s’il y a suffisamment de contrats soumis pour l’émission d’une recommandation préliminaire.

Dois-je remplir la Déclaration sous serment du producteur canadien - recommandation préliminaire pour chacun des scénaristes canadiens?

Dès lors que des scénaristes canadiens sont embauchés par le producteur canadien, celui-ci est tenu de remplir une Déclaration sous serment du producteur canadien– recommandation préliminaire. Cette déclaration peut être utilisée pour un auteur ayant écrit plusieurs scénarios d’une série ou ayant occupé plusieurs fonctions sur une production (ex : scénariste et auteur principal) et peut être aussi utilisée pour plusieurs auteurs à la fois.
Le scénariste canadien, quant à lui, doit remplir la Déclaration sous serment de l’Auteur. Vous pouvez consulter le document Mode d’emploi des déclarations sous serment sur le site Web de Téléfilm.

N.B. Lors du dépôt de la demande de recommandation finale, le producteur doit remettre une nouvelle déclaration sous serment qui confirme ou infirme l’ensemble des scénaristes engagés (Déclaration sous serment du producteur canadien – recommandation finale).

Dois-je soumettre un Affidavit sur le statut canadien de la compagnie et les renseignements corporatifs pour chaque demande?

Pas nécessairement. Si vous avez déjà soumis ce document depuis moins d’un an dans le cadre d’une autre demande à Téléfilm et qu’il n’y a pas eu de changement, alors ce n’est pas requis. Par contre, s’il s’agit d’une nouvelle compagnie ou s’il y a eu des changements, alors vous devez le soumettre à nouveau.

AIDEZ-NOUS À VOUS AIDER
CONSEILS DE L’ANALYSTE

Je coproduis une nouvelle série d’animation avec de nombreux scénaristes. Quelle est la meilleure manière de gérer la quantitié de contrats et de Déclaration sous serment de l’Auteur?

Le mieux est de faire signer la Déclaration sous serment de l’Auteur en même temps que le(s) contrat(s) afin que Téléfilm puisse recevoir les deux documents ensemble, au fur et à mesure de leur signature.

N’oubliez pas d’envoyer l’original de la Déclaration sous serment de l’Auteur à Téléfilm par la poste.

PROCESSUS D’ÉVALUATION D’UNE DEMANDE DE RECOMMANDATION PRÉLIMINAIRE
Après le dépôt d’une demande, quel est le processus mis en marche ?

Dès la réception d’une demande, Téléfilm s’assure que le formulaire a été dûment rempli et signé par le requérant, et vérifie si les documents obligatoires (identifiés par un astérisque dans le formulaire de demande) y sont annexés. Si ce n'est pas le cas, le requérant en sera immédiatement avisé. Toute demande incomplète ne pourra être traitée. Si la demande est complète, le projet est soumis à une évaluation de risque. Le requérant reçoit alors un accusé de réception par courriel. Par contre, si l'évaluation de risque révèle un problème majeur, le requérant en sera avisé par téléphone. Par la suite, le dossier est assigné à un analyste qui procède à son évaluation dans les délais prévus à la Charte de service aux clients.

Est-ce que Téléfilm peut reconnaître le statut de coproduction à un projet si les autorités du pays étranger refusent ce projet ?

Non. Les autorités compétentes des pays coproducteurs doivent reconnaître conjointement le projet.

Est-ce que Téléfilm peut reconnaître le statut de coproduction à un projet de façon « ad hoc » s’il n’existe pas de traité entre le Canada et le pays de mon coproducteur ?

Non. Téléfilm n’a aucun pouvoir pour accepter des projets en l’absence de traité signé et en vigueur entre le Canada et un autre pays.

J’ai un projet nouveaux médias avec un partenaire étranger. Est-ce un projet éligible dans le cadre d’une coproduction officielle ?

Il n’existe pas de traité signé avec la Canada couvrant les nouveaux médias à ce jour. Une coproduction officielle n’est donc pas envisageable pour ce genre de projet. Toutefois, dans le cadre d’un projet « hybride » comportant un volet traditionnel (TV ou film) et un volet nouveaux médias, le volet traditionnel peut-être reconnu comme coproduction s’il respecte le traité applicable.

Mon projet semble comporter des points qui pourraient le rendre inadmissible. Que dois-je faire ?

En premier lieu et avant tout, il est important que vous contactiez un analyste du secteur de la certification des coproductions pour en discuter. Si vous pensez que les Principes directeurs de Téléfilm et que le traité applicable à votre projet laissent place à l’interprétation, alors vous pourrez présenter un argumentaire auprès du secteur de la certification des coproductions.

Quel est mon recours si, suite à mes discussions et au résultat de l’analyse de Téléfilm, la réponse ne me satisfait pas ?

La Certification des coproductions, comme l’ensemble des programmes de Téléfilm, est soumise à la Charte de service aux clients qui prévoit des dispositions particulières pour faire appel des décisions.

CITOYENNETÉ / RÉSIDENCE /ADMISSIBILITÉ
Je désire soumettre une demande de recommandation préliminaire en vertu d’un accord officiel de coproduction. Toutefois, au moment de l’écriture du scénario, le scénariste (ressortissant d’un pays tiers) était toujours en attente de son statut de résident permanent. Mon projet est-il admissible ?

Non. Lorsqu’il entreprend un travail créatif, le scénariste doit avoir obtenu son statut de résident permanent au Canada.

Je possède une double nationalité. Pour laquelle de mes nationalités ma participation créative sera-t-elle reconnue ?

Un même individu ne peut pas utiliser ses deux nationalités pour un même projet. Le choix unique des producteurs devra rester valide pour toute la durée du projet.

Je suis un réalisateur canadien, mais je réside aux États-Unis. Est-ce que je peux participer à une coproduction à titre de personnel créatif canadien, même si je ne paie pas mes impôts au Canada ?

Oui, puisque vous jouissez toujours de la citoyenneté canadienne.

J’ai acquis les droits d’un concept audiovisuel d’un pays tiers. Mon projet est-il admissible?

Oui, dans la mesure où depuis l’acquisition du concept vous pouvez démontrer que celui-ci a été développé de manière significative par vous-même ou votre coproducteur. 

PARTICIPATION DE PAYS TIERS
Mon coproducteur et moi avons obtenu les droits sur une œuvre publiée. Nous avons engagé l’auteur du livre en question, un Américain, en tant que consultant à la scénarisation sur notre production. Est-ce permis ?
 

Un consultant à la scénarisation de pays tiers pourrait être admissible sous certaines conditions. Dans le cas présent, le requérant devra motiver la raison de ce choix et fournir à Téléfilm le contrat du consultant américain. Ce contrat devra nécessairement contenir toutes les informations pertinentes sur les tâches accomplies. Il importe de mentionner que Téléfilm peut exiger tout autre document jugé essentiel afin de déterminer la nature de la participation du consultant de pays tiers.

AIDEZ-NOUS À VOUS AIDER
CONSEILS DE L’ANALYSTE

Mon coproducteur et moi avons décidé de tourner certaines scènes en studio, mais dans un pays tiers. Est-ce permis?

 

Non, tourner en studio dans un pays tiers n’est jamais permis. Seul un tournage en extérieur dans un pays tiers est autorisé lorsque les besoins du scénario l’exigent.

Le BCPAC permet que 25% du budget de production soit dépensé dans un pays tiers. Est-ce que cette règle s’applique aux coproductions ?

Non. Aucun travail ne peut être effectué dans un pays tiers, sauf si le scénario requiert un tournage dans ce pays, ou si, pour des raisons technologiques, certains travaux ne peuvent être réalisés dans les pays coproducteurs. Dans de tels cas, toutes les dépenses qui seront faites dans le pays tiers doivent être préalablement approuvées par Téléfilm et les autorités étrangères compétentes. Ces dépenses peuvent concerner les équipes de tournage sous certaines conditions :

Techniciens : L’embauche de ressortissants de pays tiers est permise à condition qu’elle se limite à des techniciens occupant des postes non créatifs (voir document Tournage en pays tiers - Liste d’équipe). Il est à noter qu’en aucun cas Téléfilm pourra considérer l’embauche d’une équipe d’un pays tiers pour des raisons financières.

Projets d’animation : Si l’accord de coproduction applicable le permet et sous réserve d’approbation par les autorités étrangères, Téléfilm permet la sous-traitance de travaux techniques d’animation dans un pays tiers jusqu’à concurrence de 25% du devis total du projet.

Comédiens : Par ailleurs, tous les traités permettent la participation d’au moins un comédien de pays tiers. 

POSTES CRÉATIFS CLÉS
Les rôles principaux et secondaires sont-ils basés sur le temps passé à l’écran ou sur le cachet versé à l’interprète ?

En raison de la disparité des cachets selon les différents pays, Téléfilm tient compte du temps passé à l’écran afin de déterminer quels sont les rôles principaux et quels sont les rôles secondaires.

Je désire faire une coproduction bipartite. Mon coproducteur financera 60% de la production et moi l’autre 40%. Comment dois-je répartir les postes créatifs clés ?

La répartition des postes créatifs clés entre les coproducteurs doit être faite au prorata de leur participation financière. Téléfilm a identifié un certain nombre de postes créatifs clés et cette liste figure dans lesPrincipes directeurs pour les coproductions internationales. En cas de doute, ou si le projet est structuré de façon atypique, les requérants sont invités à contacter Téléfilm pour en discuter.

AIDEZ-NOUS À VOUS AIDER
CONSEILS DE L’ANALYSTE

Peut-on prendre en considération dans les postes créatifs les lieux de tournage et de post-production?

Outre les postes clés mentionés dans les principes directeurs de Téléfilm, on peut, en effet, prendre en considération certains éléments spécifiques au projet. Il existe des outils disponibles sur le site Web de Téléfilm pour évaluer la répartition des postes créatifs clés et des postes techniques : Grilles d’évaluation des éléments créatifs.

FINANCEMENT
Doit-il y avoir une relation entre les éléments financiers, créatifs et techniques d’un projet ?

Oui, il y a une relation. Les pourcentages des quatre éléments suivants doivent être répartis au prorata de la participation financière de chaque coproducteur:

  • Partage des revenus
  • Postes créatifs et techniques
  • Dépenses
  • Droits sur le projet (copyright)

J’ai coproduit une série pour la télévision que j’ai financée à 45%. Toutefois, mes dépenses sur des éléments canadiens s’élèvent à 40% du devis total. Devrais-je m’inquiéter ?

Il existe un principe fondamental en coproduction : les droits d’auteur, le financement, la participation créative, le partage des revenus et les dépenses doivent, de manière générale, s’équivaloir. Dans le cas présent, le producteur canadien devrait aviser Téléfilm le plus tôt possible, afin de discuter de la situation. Téléfilm évalue chaque cas sur une base individuelle.

Mon projet est financé par un investisseur de pays tiers à hauteur de 60% du budget total de production. Combien puis-je lui donner de profit?

La participation d’investisseurs de pays tiers est permise, toutefois la part du profit du producteur canadien (après la récupération des coûts de production) doit être au moins équivalente au plus élevé des montants suivants : soit la part minimale exigée en vertu de l’accord de coproduction, soit la part canadienne de la coproduction.

PARTENAIRES ÉTRANGERS
Je désire coproduire un projet avec deux autres pays dont l’un n’a pas de traité avec le Canada. Est-ce possible d’impliquer ce troisième pays dans le projet ?

Oui, à la condition que l’autre pays coproducteur ait signé un accord de coproduction avec le troisième partenaire impliqué.

Combien de partenaires (coproducteurs) puis-je avoir dans un projet de coproduction?

En général, le minimum prévu par les accords de coproduction étant de 20 %, le maximum de coproducteurs doit être de cinq. Il est important de souligner que plus il y aura de pays impliqués dans le projet de coproduction, plus il sera difficile de répondre aux exigences minimales de chaque partenaire financier.

AIDEZ-NOUS À VOUS AIDER
CONSEILS DE L’ANALYSTE

Comment puis-je trouver un partenaire étranger ?

Il existe plusieurs ressources permettant à un producteur canadien de trouver un partenaire étranger. En voici quelques-unes:

  • S’inscrire aux festivals et marchés internationaux pour lesquels Téléfilm et ses partenaires offrent une infrastructure et bénéficier ainsi des événements de réseautage qui s’y déroulent.
  • S’inscrire à des forums de coproduction, au Canada ou à l’étranger.
  • Participer à des événements et conférences offerts par l’industrie du cinéma et de la télévision.
  • Participer à des missions de producteurs à l’étranger. Les producteurs qui sont membres des associations telles que le CMPA et l’APFTQ peuvent être orientés dans leur démarche par celles-ci.
  • Consulter le Bottin de coproduction du site Web de Téléfilm.
  • S’informer auprès de producteurs canadiens qui ont déjà coproduit avec des producteurs étrangers qui retiennent votre attention. Il est important de vous renseigner sur votre partenaire potentiel avant de conclure une entente de coproduction, de consulter son catalogue et de visionner ses productions afin de vérifier si ses standards de qualité correspondent aux vôtres.

AIDEZ-NOUS À VOUS AIDER
CONSEILS DE L’ANALYSTE

Quelle est une des clés du succès pour mener à bien mon projet?

Trouver un partenaire avec lequel vous bâtirez une relation d’affaires de confiance que vous conserverez pendant les nombreuses années que représentent la durée de vie d’un projet.

ACCORDS DE COPRODUCTION
Qui est responsable de la négociation des accords de coproduction internationale pour le Canada ?

Le ministre du Patrimoine canadien a la responsabilité de négocier les accords internationaux de coproduction. Téléfilm est l’autorité administrative agissant au nom du ministre du Patrimoine canadien dans l’évaluation des demandes de certification en coproduction. Pour plus d’information, veuillez contacter le secteur Politiques et Programmes du film et de la vidéo du Patrimoine canadien.

MENTIONS AU GÉNÉRIQUE
Pourquoi dois-je indiquer la nationalité de chaque participant sur le projet de générique que je soumets à Téléfilm ?

Tel qu’exigé dans les accords de coproduction, Téléfilm vérifie que tous les participants à la production (individus et compagnies) sont des ressortissants des pays coproducteurs, à l’exception du personnel de pays tiers dont Téléfilm aura approuvé la participation.

Qu’en est-il de la mention de producteur au générique ?

Téléfilm s’attend à ce que les mentions au générique des sociétés coproductrices et des individus qui les représentent apparaissent de sorte que leur collaboration soit équitablement reflétée.